Weeds :: Bientôt sur Canal +

Forum consacré à la nouvelle série acidulée de Jenji Kohan 'Weeds' :: Avec Mary-Louise Parker, Elizabeth Perkins, Kevin Nealon :: Bientôt sur Canal +
 
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 [Articles] Revue de presse

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Heather
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MessageSujet: [Articles] Revue de presse   Dim 6 Aoû - 14:17

Vous croisez un article sur Weeds dans un magazine, sur le net ? N'hésitez pas à nous le faire partager, en postant un lien ou un scan... Wink


SeriesTV dans son numéro de Septembre/Octobre 2006 consacre une page à Weeds Smile . Comme je n'ai pas de scanner, je n'ai pu que retranscrire l'article (aussi dispo sur le site) :

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ZAPPING - WEEDS (Canal+)

Quand une femme au foyer d'une banlieue bourgeoise californienne décide de se lancer dans la vente de marijuana pour subvenir aux besoins de sa famille, le public américain devient accro.

Nancy Botwin (Mary-Louise Parker) voit son monde s'effondrer le jour où son mari décède d'une crise cardiaque. D'autant plus que, outre sa détresse affective, elle doit faire face à de multiples difficultés financières. Après une période de réflexion, et soucieuse quant à l'éducation de ses deux fils, elle doit se résoudre à prendre une décision lourde de conséquences : revendre du cannabis à ses voisins !
Mais très vite, les choses prennent de l'ampleur, l'obligeant à mettre en place une structure savamment orchestrée, qu'il s'agisse de créer une entreprise pour blanchir l'argent (1.02 - "Free Goat") ou de gérer la concurrece (1.07 - "High Education"). Peu à peu l'organisation prend de l'importancet et regroupe divers intervenants (avocat, comptable, chargé de distribution). Une progression qui atteint son paroxysme lors d'un final anthologique (1.10 - "The Godmother") qui reprend à son compte la scène d'intronisation du Parrain (1972).

S'appuyant sur un postulat pour le moins détonant, Jenji Kohan (Dingue de toi, Sex & the City) brosse le portrait au vitriol d'une Amérique en perdition, fumant ses valeurs sur l'autel du réalisme.
Mary-Louise Parker (A la Maison Blanche), Golden Globe de la meilleure actrice en 2006 pour son rôle dans Weeds, campe une femme perdue qui tente par tous les moyens de maintenir sa famille à flot. Elle est entourée d'Elizabeth Perkins (Le Cercle 2), une mère de famille obsédée par le poids de sa fille de 10 ans, son beau frère Andy (Justin Kirk, Everwood), qui lui conseille de se lancer dans le trafic de marijuana mais qui se révèle un vrai mouton noir qui n'en manque pas une et ses enfants qui ne reculent devant rien, à l'image de la fille aînée de Célia, qui offre à sa mère une vidéo montrant son père en train de la tromper.

Les dialogues sont percutants, les situations à la fois drôles et tragiques, les différents personnages bien définis et l'ensemble parfaitement crédible. Evidemment, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec Desperate Housewives (2004), les deux séries s'attaquant à la classe moyenne américaine avec une férocité qui n'a d'égale que l'humour qu'elle distille. Une première saison renversante annonçant une deuxième année -qui comptera douze épisodes au lieu de dix- riche en rebondissements et autres affaires de famille

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Dim 6 Aoû - 19:44

Une analyse de la série (saison 1) - article paru sur www.serieslive.com :
Weeds : Encore une satyre sur le mythe des banlieues ?

Wink

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Lun 7 Aoû - 14:30

Article du New York Times sur cette saison 2 - évoquant l'impact de Weeds aux Etats-Unis et sur Showtime Wink (en anglais)

For Showtime, Suburban Angst is Fast Becoming a Ratings Delight
(06.08.2006)

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Mar 22 Aoû - 13:20

3 pages consacrées à Weeds dans le Telerama du 26 août au 1er septembre cheers Bonne nouvelle pour la série qu'on n'en parle pas uniquement dans les magazines uniquement centrées sur les séries Smile

Je pars en vacances pour le reste de la semaine, mais je le retranscrirais à mon retour Wink

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Lun 4 Sep - 14:12

Le Monde (Dimanche 3-Lundi 4 septembre 2006 n°19162)

Dans le supplément TV & Radio, je suis tombée sur une page entièrement consacrée à Weeds qui commence cette semaine sur Canal+. Smile


Les paradis artificiels de l'Amérique

Première saison de Weeds sur Canal+, une série décapante et féroce.

Jusqu'à il y a peu, l'exception, bien enracinée, était du côté des auteurs britanniques. Seuls résolument capables dans leurs fictions de se livrer au périlleux exercice de l'autodérision. Et seuls à savoir concocter à bonnes mesures de savoureux coktails scénaristiques -férocité grinçante, humour potache, obscénité, tension dramatique, grâce émotionnelle... Or depuis une petite dizaine d'années, ce savoir-là s'est épanoui outre-Atlantique, qui délivre à rythme soutenu des séries de belle tenue, en plongée implacable dans les microcosmes qui composent la société américaine, en reflètent les excès, les travers, les jouissances et les manques.
Mais aucun auteur n'avait encore osé s'attaquer frontalement aux fondements du rêve américain, ainsi qu'au carcan idéologique - politique, social et religieux- qui galvanise ce 'rêve' depuis que le Nouveau Monde existe. C'est chose faite avec 'Weeds', ovni télévisuel créé et produit en 2005 par Jenji Kohan. La deuxième saison de cette série est actuellement diffusée sur la chaîne câblée Showtime, concurrente affichée de l'excellente HBO, dont elle est cependant encore loin de rassembler le nombre d'abonnés.
'Weeds' a une double acception. C'est à la fois l'herbe à fumer, mais aussi une mauvaise herbe, qui pousse comme du chiendent sur les parcelles abandonnées. Or le pluriel s'impose dans ce coin de Californie baptisé Agrestic, qui concentre l'une et l'autre en densité surnuméraire.
Soit une banlieue chic de Los Angeles, aux maisons comme des 'petites boîtes à flanc de colline, toutes semblables', égrène la délicieuse chanson générique, 'Little Boxes', interprétée par Malvina Reynolds. Agrestic ou la quintessence du bien-être - 'bien-avoir' serait plus approprié si la formule existait. Tous les mêmes, sortis des mêmes universités et menant la même petite vie matérialiste et étriquée dans leurs villas, avec piscine. Sarabande de nantis, sans autre horizon que la gestion quotidienne de leur confort, écrasés d'ennui.
C'est là que le vent s'engouffre, qui craquelle le masque de la perfection et donne un semblant d'existence à ces pantins du New Age. Pour fuir leurs abysses et donner des couleurs à leur quotidien saturé, tous ou presque s'adonnent à une consommation massive de marijuana. Nancy Botwin, pimpante quadragénaire qui vient de perdre son mari victime d'une crise cardiaque, a d'emblée saisi le bon filon susceptible de sauvegarder son train de vie et de pourvoir aux besoins de ses deux garçons, Silas et Shane, 16 et 10 ans.
Nancy s'élance dans sa carrière de dealeuse à pas menus. Dépendante du bon voiloir et des diktats de son approvisionneuse, Heylia James (extraordinaire Tonye Patano) qui mène d'une main de fer sa petite entreprise familiale, avec sa fille Jessica et son neveau Conrad, lequel ferait bien les yeux doux à Nancy si sa tante n'avait pas décrété 'pas touche au petit cul blanc'. Au fil du temps, la jeune veuve prend de l'assurance et élargit son champ d'action... tout en essayant de ne pas se laisser déborder par les frasques de ses fils et de son beau-frère Andy, petite frappe en fuite soudainement débarquée chez elle. Autour de Nancy, les mauvaises herbes sont légion. Sous la plume de Jenji Kohan, les femmes comme les hommes en prennent pour leur grade. Les premières niaiseuses et moutonnières, hypocrites, vrillées par la méchanceté ou le vide. Les seconds, adolescents attardés, obsédés par le sexe, l'argent et la fumette.
Chez les plus jeunes comme chez les adultes, l'amoralité et le cynisme dictent leur loi, tandis que la déchirure intime propre à chacun répand son suc d'humanité au fil des épisodes. Dialogues et sitautions fulgurants de cruauté et de drôlerie. Les sillons creusés par "The Sopranos", "Six Feet Under", "Sex & The City", "Nip/Tuck" ou encore "Desperate Housewives" ont fait le lit de cette charge féroce contre l'Amérique contemporaine. Reste, en creux, l'éternelle question de l'amour, sauvagement espéré, désespérément réprimé.

Valérie Cadet

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Jeu 7 Sep - 16:41

TELERAMA

L'Amérique et ses accrocs

En septembre sur Canal+, "Weeds" est une nouvelle série, plus provocante que "Desperate Housewives", avec une mère de famille dealeuse de cannabis… Où le rêve américain part en fumée !
Même en le scrutant à la loupe, vous ne trouverez pas une mauvaise herbe dans le gazon verdoyant de cette banlieue chic de Los Angeles, pas un moustique noyé dans les piscines bleu lagon, pas une fissure sur les imposantes maisons couleur pastel. Tout n’y est que perfection. Les joggeurs, aussi sveltes qu’identiques, surgissent des villas au premier rayon du soleil. Puis, dans un ballet bien orchestré, troquent leur survêtement pour le costume et filent au bureau au volant de leur 4 x 4. Une journée comme les autres commence à Agrestic. Ce matin-là, Nancy Botwin, jolie quadragénaire, cultive son image de maman modèle en militant pour l’interdiction des boissons sucrées dans les distributeurs de l’école. Rien de très excitant. Sauf que l’on sait depuis Desperate Housewives que la vie des femmes au foyer cache pas mal de secrets inavouables. Quel est celui de la douce Nancy ? Sa cave n’abrite aucun cadavre, elle ne rêve pas de réduire en cendres la maison d’une rivale ou de séduire son jardinier. La réponse se trouve un peu plus loin, en centre-ville, dans la cuisine d’une famille afro-américaine menée à la baguette par Heylia, truculente mamma black à la tête d’un business un peu particulier... C’est ici que Nancy endosse son deuxième rôle : celui de dealeuse de cannabis.

Depuis la mort subite de son mari, à la suite d’une crise cardiaque, la veuve assure son train de vie et celui de ses deux fils, le craquant Shane et l’adolescent Silas, en vendant de la drogue à ses voisins, en toute décontraction. Car, à Agrestic, on ne se contente pas de regarder placidement pousser sa pelouse, on consomme de l’herbe en quantité et sous toutes ses formes. Des parents au bord de la crise de nerfs aux lycéens propres sur eux, tout le monde ou presque oublie le poids de son existence dans la fumette. Autant dire que la petite entreprise Botwin est florissante.

Ainsi commence Weeds (la semaine prochaine sur Canal+), la plus stupéfiante série du moment, qui fustige l’hypocrisie de l’Amérique dorée avec un cynisme et une cruauté rarement atteints. Les demeures luxueuses et les sourires siliconés ne masquent pas longtemps la déception, les vices, les obsessions de bourgeois pathétiques englués dans le culte des apparences. A ce stade-là, on aurait vite fait de classer Weeds comme une version dopée, plus acide et plus insolente, de Desperate Housewives : même banlieue proprette et sans âme, mêmes abîmes de mal-être sous le vernis de la réussite, même critique d’un certain conformisme social. Jenji Kohan, sa créatrice, stoppe net la comparaison en rétorquant que le pilote de Weeds était en boîte avant l’arrivée des quatre femmes désespérées de Wisteria Lane sur ABC… Qu’importe, car si leurs thèmes se croisent à l’évidence, les deux séries optent pour un traitement radicalement différent. Desperate Housewives, brillante satire, emprunte ses ressorts dramatiques au soap opera et séduit le grand public. Weeds, qui a emballé la critique avec ses joutes verbales décapantes et hilarantes, s’emploie plutôt à pimenter les règles de la sitcom. Ce qui n’est pas tout à fait un hasard.

A 36 ans, Jenji Kohan affiche en effet un beau parcours d’auteur de série comique : elle a écrit pour Will and Grace, Dingue de toi et Le Prince de Bel-Air. De la comédie calibrée avec ses gags à la chaîne qui avait fini par faire d’elle une scénariste désespérée. En 2004, The Stones, sa nouvelle sitcom écrite pour CBS, se solde par un échec retentissant. La coupe est pleine et la rébellion couve. « Je voulais m’attaquer à un tabou culturel, un sujet qui me permettrait d’explorer la “zone grise”, entre le noir et le blanc, entre le bien et le mal, quelque chose d’impossible à traiter dans une comédie pour un network. Le cannabis semblait parfait : la drogue touche tous les champs de la société, la politique, la religion et toutes les classes sociales. » Selon une étude récente, soixante-neuf millions d’Américains auraient fumé un joint au moins une fois dans leur vie…

Sûre de son idée, Jenji Kohan s’adresse directement aux diffuseurs du câble, forcément plus téméraires que les networks. HBO, la chaîne de Six Feet under et des Soprano, décline, Showtime, sa concurrente en quête de notoriété, s’enthousiasme. Et pour cause : son image de marque repose entièrement sur son obstination à bousculer les tabous (elle diffuse Queer as folk, The L Word et a fait sensation cette année avec Sleeper Cell, plongée réaliste dans une cellule terroriste islamiste...). « No limits », son explicite slogan, tient finalement toutes ses promesses avec Weeds, réservé à un public doté d’un solide humour noir.
Car ici la satire tourne vite au jeu de massacre grâce à une galerie de personnages infréquentables voire totalement dépravés. Celia, l’impayable garce et amie de Nancy, persécute sa fille rondouillarde à coups de laxatifs. Doug, son comptable et meilleur client, est un ado attardé toujours entre deux trips. Andy, son beau-frère, un obsédé sexuel qui trouve naturel de pratiquer le « cybersex » avec une adolescente muette.

La série, qui joue avec la drogue, les clichés racistes et qualifie Bush de « criminel de guerre », ne laisse aucun doute sur les positions progressistes de son auteur. Y compris en matière de légalisation du cannabis. Un épisode savoureux brocarde ainsi la loi californienne qui autorise la prescription médicale de marijuana. On y voit Doug, tout fier de son ordonnance bidon et heureux comme s’il revenait d’Amsterdam « sans le passage obligé dans la maison d’Anne Frank... ».

Tout le monde s’attendait à un déluge de protestations. A tort, puisque la série n’a pas soulevé de tollé, tout juste le courrier habituel des associations de parents. L’audience restreinte y est sans doute pour beaucoup. A moins que l’explication ne soit un peu plus dérangeante, comme le pressent Mary-Louise Parker, l’interprète de Nancy : « Quand vous pensez à une femme qui vend de la drogue, vous imaginez un certain profil. Si elle me ressemble et qu’elle porte des jeans de créateur, c’est totalement déconcertant. S’il s’agissait d’une femme noire de Harlem, les gens n’hésiteraient pas à la détester. » L’actrice, jeune maman, ne cache pourtant pas un embarras croissant face au choix de son personnage : « Si elle se fait arrêter, ses enfants seront seuls, elle agit comme un mauvais parent. » Le trouble est d’autant plus grand que Nancy ne trafique pas pour survivre mais pour sauver sa villa grand luxe... et éviter « de se retrouver vendeuse chez Gap »...
Jenji Kohan a répondu à ce malaise avec une bonne dose de diplomatie, mais surtout avec une implacable suite dans les idées. La subversion de la série, son pouvoir de fascination aussi, repose en effet sur l’ambivalence du personnage de Nancy. Si les femmes de Desperate Housewives dérogent à leurs principes moraux pour mieux les défendre, la veuve d’Agrestic va plus loin en tournant le dos aux valeurs dictées par la société. Elle élabore son propre code de conduite au même titre que n’importe quel parrain de la mafia. « La série The Shield [NDLR : qui met en scène un flic pourri, ultraviolent mais bon père de famille] m’a beaucoup inspirée, explique Jenji Kohan, les personnages y sont si humains et si complexes, ils sont capables du pire comme du meilleur. » Nancy évolue ainsi dans la fameuse « zone grise » avec un talent et un plaisir évidents, au mépris du danger. Le rêve américain a décidément du plomb dans l’aile.

Mary-Louise Parker craignait que ce rôle anéantisse sa carrière. C’est tout le contraire : elle y montre la mesure de son talent en insufflant à son personnage un mélange de force et de fragilité, de candeur et de ruse (1). A l’image de la série, grinçante et perverse, mais aussi capable de gravité et de tendresse lorsqu’elle aborde le thème du deuil et de l’absence d’un père. La mort révèle alors les fêlures et les ressources cachées de ceux qui restent. Et la fragilité d’un bonheur qu’on ne retrouvera pas pour toute l’herbe du monde. Weeds a aussi le goût amer de la désillusion.
Isabelle Poitte

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MessageSujet: Re: [Articles] Revue de presse   Lun 18 Sep - 8:26

Série. Nouvelle sitcom, où la banlieue chic fume et baise à tout va.

«Weeds», graine de subversion

Par Etienne SORIN
LIBERATION - QUOTIDIEN : Jeudi 7 septembre 2006 - 06:00
CANAL +, 22 h 15. «Weeds», série créée par Jenji Kohan. Saison 1, épisodes 1 et 2. Version multilingue.


W eed, c'est, l'herbe, la beuh, la marijuana. Pas vraiment le genre de plante qui pousse dans les jardins d'Agrestic, banlieue huppée de Los Angeles, caricature d'une Amérique pavillonnaire bienheureuse. Sauf qu'à défaut d'en cultiver, tout le monde en fume à Agrestic. Les ados et surtout les bons pères de famille, qui se déchirent la tête au cannabis lors des parties de poker. Et leur dealer n'est pas un Noir du ghetto mais leur voisine.
Nancy Botwin (Mary-Louise Parker), belle quadragénaire, bien sous tous rapports, fait le deuil de son mari mais pas de son train de vie (jolie maison, nounou latino). Prête à tout pour ne pas finir vendeuse chez Gap, la jeune veuve s'investit à fond dans ce business illicite. Un pitch efficace, qui a convaincu Showtime (à qui l'on doit Queer as Folk et The L Word ), la chaîne concurrente de HBO, mais qui réduit injustement Weeds à un vague pastiche de Desperate Housewives (lire ci-contre). Comme si Susan ou Bree avaient déménagé de Wisteria Lane à Agrestic. Le personnage de Celia, une amie de Nancy, est certes un condensé parfait des quatre femmes au foyer désespérées. Pendant que son mari la trompe avec la prof de tennis (tout heureux de se faire sodomiser avec une raquette), elle flique les ébats sexuels de sa fille aînée, en mettant une caméra dans sa peluche, et humilie sa cadette boulimique en lui faisant ingurgiter des laxatifs.
Pour l'anecdote, le pilote de Weeds a été tourné avant la diffusion de Desperate Housewives. Si les deux soaps ont beaucoup en commun, Weeds élargit le spectre de la satire. La fumette permet de dézinguer toutes les hypocrisies de la société américaine et passe au crible les moeurs, mais aussi la politique, la religion, les rapports de classes et de races. La famille black qui fourgue la beuh à Nancy est un modèle de politiquement incorrect. Weeds y va franchement dans le cynisme et l'obscénité. Entre Silas, le fils aîné de Nancy impatient de se faire sucer par une fille muette, le beau-frère qui se masturbe en pratiquant le cybersexe et le mari de Celia et sa façon particulière de jouer au tennis, l'Amérique n'est qu'un baisodrome peuplé de junkies névrosés et d'obsédés sexuels.

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